La réforme des retraites évoquée lors de la cérémonie des vœux

La cérémonie des vœux qui a eu lieu samedi (11 janvier) ne pouvait pas être l’occasion de parler du projet de réforme des retraites qui concerne tout le monde.

Le premier à aborder le sujet a été Philippe Vincent-Chaissac, le président de l’association de randonnée Ortie. « Tout le monde, ne fait que des additions et des soustractions pour savoir ce qu’il va gagner et plus sûrement ce qu’il va perdre » constate-t-il. Pour lui, il faudrait peut-être poser la question autrement, sachant qu’à 60 ans, l’on a encore tellement à faire. Partant du principe que les sexagénaires peuvent à la fois s’occuper de leurs parents, de leurs enfants et petits-enfants, de prendre des responsabilités dans les associations ou la vie publique, il se dit qu’il y a peut-être plus d’économies à faire à laisser partir à la retraite des gens en bonne santé plutôt que des gens malades.

Le véritable objectif est de baisser les pensions
Le syndicaliste Henri Tobo et le maire René Hocq (notre photo ci-dessus) ont eux aussi dit tout le mal qu’ils pensent de ce projet de réforme. « Si de nombreuses questions restent en suspens, notamment la valeur du point, une chose est certaine : les pensions baisseront ». Reprenant les propos de la sénatrice Cathy Apourceau-Poly pour qui la réforme vise à « obliger les salariés à travailler plus longtemps pour toucher moins de pensions », René Hocq, expliquait qu’avec des retraités plus nombreux et des dépenses de retraite bloquées à 14% du PIB, la baisse est mécanique. « L’universalité [du système] mise en avant, n’est qu’une illusion pour masquer le véritable objectif : niveler les droits sociaux vers le bas ». Même François Fillon ne dit pas le contraire. Tout l’inverse de ce qu’il faut faire. En tout cas pour Henri Tobo, pour qui le seul progrès qui vaille est « l’alignement par le haut ». Et de donner des pistes de travail pour financer : l’égalité salariale homme-femme rapporterait 5 milliards 500 millions d’euros dans les caisses de retraite. Et d’inviter aussi à aller regarder du côté des entreprises du CAC 40 qui ont versé 60 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2019… Soit une augmentation de 12 %.
Très engagé sur le front hospitalier, Henri Tobo  a également attiré l’attention sur les dangers de la marchandisation de la santé : « l’hôpital public est notre bien commun »… Pour lui, fermer un service de cardiologie ou de pneumologie (qui plus est dans une région comme la notre) relève de la non assistance à personne danger. (Votre Info)

L’assistance a été très attentive aux propos tenus.

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