Le sucre de betterave a deux cents ans

Après avoir marché sur un ancien cavalier, les six marcheurs de l'Ortie participant à la sortie ont visité le parc et les vergers du château de Saulty (photos PVC/Anonyme).

Pour l’Ortie, le Randothème est une série de randonnées sur un thème précis. Le sucre est celui retenu pour 2011. Et ça tombe bien car c’est l’année du bicentenaire de l’appel de Napoléon à intensifier la culture de la betterave sucrière. Napoléon, trop heureux de pouvoir ainsi remédier à la pénurie de sucre de canne dont souffrait la France depuis l’installation du blocus continental. L’Empereur décréta même que 32 000 hectares de terres devaient être dédiés à la culture de la betterave et subventionna la construction de sucreries. Dans notre région, Louis Crespel-Delisse, un Lillois marié à une Béthunoise, flaira le bon coup au point que tous les sucriers d’aujourd’hui peuvent être considérés comme ses héritiers. Car de toute évidence, il est celui qui a su concilier l’activité agricole qu’est la culture de la betterave avec l’activité industrielle qui consiste à en extraire le sucre.
En allant à Saulty (près de Pas-de-Artois) hier matin, les marcheurs de l’Ortie se sont mis dans les pas de Louis Crespel-Delisse car c’est dans cette commune que son aventure a commencé. Au départ de l’église, ils ont tout d’abord marché quelques kilomètres dans la campagne, visitant le petit cimetière militaire de la halte de Warlincourt, puis empruntant un ancien cavalier devenu chemin de randonnée. De retour dans le centre du village de Saulty. Puis ils ont visité les extérieurs du château qui fut la propriété de Louis Crespel-Delisse dont la vie et l’œuvre étaient présentées sur des panneaux explicatifs à l’occasion des Journées du patrimoine, puis ont découvert une partie du domaine aujourd’hui planté de vergers (poiriers et pommiers) conduits par la la famille Dalle. Et le moins que l’on puisse dire c’est que chacun a appris beaucoup de choses à cette occasion. Cette sortie à Saulty inaugurait le randothème de cette année, deux ou trois autres restant à programmer.

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