Non à la privatisation de La Poste

Dans un tract distribué dans toutes les boîtes aux lettres, René Hocq, maire, et le conseil municipal, appellent la population à s’exprimer et à dire non à la privatisation de La Poste, aujourd’hui, de 9 h à 12 h, en mairie ou devant le bureau de poste.

L'actuel bureau de poste de Burbure a été inauguré en 1993 (photo PVC).
L'actuel bureau de poste de Burbure a été inauguré en 1993 (photo PVC).

« Le 22 septembre 2009, des milliers de postiers se sont mobilisés, notamment par des arrêts de travail, pour exprimer leur refus du changement de statut de la Poste, d’établissement public en société anonyme. Ce projet de changement de statut, d’abord idéologique et politique, ouvre la voie à la privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public qu’est la Poste »
. C’est en ces termes que débute le contenu d’un tract distribué dans chacune des boîtes à lettres de la commune, à l’initiative du maire et de l’ensemble du conseil municipal, qui appellent la population à manifester son soutien aux postiers, par une votation citoyenne, ce matin de 10 h à 12 h. Et cela comme un peu partout en France à l’initiative de comités locaux regroupant syndicats, associations, élus, usagers… Dans ce texte les élus burburains expliquent que « le service public postal, malgré des milliers de suppressions d’emplois, des réorganisations permanentes et la course à la productivité, remplit encore des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires ». Et d’ajouter : « une privatisation de la Poste entraînerait une détérioration encore plus considérable du service rendu aux usagers, aux populations. La rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraient priorité sur l’intérêt général ». Le gouvernement et la direction de la Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Pour René Hocq « l’argument est faux ! Rien ne justifie ce changement de statut. Le service postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population, à égalité, sur l’ensemble du territoire ». L’objectif de cette votation citoyenne est de peser sur le débat parlementaire, d’essayer de faire barrage au projet gouvernemental pour ensuite engager le service public postal sur d’autres pistes de développement et de modernisation.

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