Saint Gervais et saint Protais… en Lozère

[slideshow ids= »19098,19099,19100,19101″]Une église placée sous le vocable des saint Gervais et saint Protais, comme à Burbure, n’est pas si fréquent. Nous en avons trouvé une en Lozère. Et quelle église !

En fait, il s’agit plus d’une chapelle que d’une église, perchée sur un roc qui domine la Jonte de quelque deux cents mètres, entourée d’un cimetière où reposent les défunts habitants du hameau des Douzes, amenés là à bras d’hommes, sur plus d’un kilomètre, par les sentiers de montagne…
La fréquentation du site depuis le Néolithique est attestée par des découvertes archéologiques et elle a perduré pendant des millénaires parce qu’il permettait aux populations qui y avaient aménagé des abris dans la falaise, de se protéger contre d’éventuelles attaques. Un petit village y aurait même été implanté. Quelques pans de murs ruinés témoignent de ce passé lointain. En revanche, la petite église romane (XIe et XIIe sièckles), ceinte de son cimetière, est encore régulièrement visitée et entretenue. C’est un lieu de dévotion aux frères jumeaux qu’étaient Gervais et Protais, martyrisés à Milan, sous le règne de Néron, en 57 de notre ère. Gervais et Protais sont là invoqués contre le rachitisme des enfants, la cécité et pour la prospérité des troupeaux. Depuis de longs siècles et encore aujourd’hui, chaque début d’été, les éleveurs des causses Méjean et Noir, se rendent sur le site, pour assister à une messe célébrée en plein air. Le prêtre bénit des branches de buis cueillies le long du chemin, puis mises en bouquets placés dans les bergeries et les granges pour protéger le bétail contre les maladies et garantir les bâtiments contre la foudre et les incendies.
Reste qu’aujourd’hui, les plus nombreux visiteurs sont des marcheurs qui trouvent-là un but à leur promenade, ou des randonneurs qui grimpent sur le causse pour rejoindre les arcs de Saint-Pierre. Bien souvent, ils font teinter la cloche, avant de souligner leur passage par quelques mots inscrits sur un registre spécialement dédié. Une coutume à laquelle quatre randonneurs burburains ont satisfait, en août 2015.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *