les offices de tourisme sur la via francigena

UDO-2_3397
Réunion de travail présidée par Jacques Gobert (photo PVC).

Où en est-on de la via Francigena ? Cette question était le dernier point à l’ordre du jour  du conseil d’administration de l’Union départementale des offices de tourisme du Pas-de-Calais qui s’est tenu jeudi après-midi salle René-Déjardin à Burbure, commune de la via Francigena.
Franck Lainé et Carine Siemowski pour la communauté Artois-Lys et le Pays de la Lys romane, Philippe Vincent-Chaissac pour l’office de tourisme et l’association Ortie ont expliqué ce qu’est la via Francigena, itinéraire culturel européen, et ce qu’elle est appelée à devenir. Ils sont revenus sur la façon avec laquelle les différents partenaires ont travaillé pour définir ce que sera l’itinéraire (avec au passage un coup de chapeau aux bénévoles du comité départemental de randonnée), privilégiant la qualité des paysages et la mise en sécurité des randonneurs, et ont expliqué qu’il est maintenant de la compétence du conseil général du Pas-de-Calais dans le cadre du plan départemental d’itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR).
Patience à prendre. Si sur certains secteurs comme ceux de Guînes, du Pays de la Lys romane ou de Wissant, des balisages provisoires ont été installés, il faudra néanmoins attendre encore un peu pour que la via Francigena soit reconnue officiellement comme sentier de Grande randonnée, le temps que les conseils municipaux des communes traversées par la via délibèrent favorablement. Une fois cette procédure administrative bouclée, les projets pourront être sortis des cartons : topoguide Kent – Pas-de-Calais, mise sur le marché de produits touristiques, etc. Les responsables des offices de tourisme et syndicats d’initive concernés, et présents à la réunion (Wissant, Saint-Omer, Lens-Liévin, Arras, Houdain) ont été très attentifs à l’exposé qui leur était fait et n’ont pas manqué de poser des questions : sur la façon de travailler et les besoins en terme d’hébergement, entre autres. D’évidence il reste beaucoup à faire même si aujourd’hui des randonneurs et pèlerins du monde entier traversent déjà le Pas-de-Calais en empruntant l’itinéraire de la Via Francigena. La création d’un gîte de groupe au presbytère de Burbure va dans ce sens, en sachant que le comité départemental de tourisme est un partenaire incontournable en matière de conseil et de valorisation.
Bientôt l’assemblée générale. Avant de parler de la via, les adminsitrateurs de l’UDOTSI et les représentants du comité départemental de tourisme, avaient dressé un bilan du congrès national des offices de tourisme qui s’est tenu il y a quelques semaines à Dunkerque, et planché sur plusieurs dossiers: les statuts de leur union, l’éventuelle création d’une fédération régionale, la formation des personnels et présidents des offices de tourisme, le sommaire du deuxième numéro de leur bulletin, etc. Ils ont également préparé l’assemblée générale de l’union qui aura lieu le 20 novembre à Gosnay.

Une pensée sur “les offices de tourisme sur la via francigena

  • mars 6, 2010 à 8:16
    Permalink

    Il faudrait savoir si la définition des itinéraires de la Via Francigéna dans le Pas de Calais doit répondre d’abord à un objectif prioritaire et exclusif de développement touristique du Département ou à un objectif de pélerinage vers Rome.
    Il semble que c’est le premier objectif qui soit retenu par vos organismes. Cela explique alors le tracé actuel – très mal balisé par ailleurs notamment entre Wissant et Arras, même s’il faut féliciter vos bénévoles- Si ce tracé devait être adopté définitivement par le Conseil Général, il n’aurait pas un grand intérêt pour l’avenir car il allonge inutilement le parcours pour les pélerins. Ceux-ci contunueront donc à privilégier la Chaussée Brunehaut avec tous les dangers que représente cette route à grande circulation pour le marcheur à pied.
    Avec l’itinéraire qui est proposé, la traversée du Département se fait en 10 jours (10 étapes) de Wissant à Bapaume auxquels il faut ajouter 1 étape de Calais à Wissant. Cherchez l’erreur ??

    Répondre
    • mars 6, 2010 à 1:27
      Permalink

      La via Francigena fait partie des itinéraires culturels européens. Culturels et donc pas forcément cultuels, sachant que les deux sont loin d’être incompatibles. Le tracé qui est en cours de validation privilégie donc cet aspect tout en cherchant d’une part à mettre en sécurité les randonneurs et d’autre part à s’appuyer sur un réseau de chemins déjà existant. Par ailleurs, les données historiques réelles sont rares. Sigéric qui a « décrit » cet itinéraire dit être passé par Bruay et Thérouanne, sans autre précision. Ce qui laisse penser que le chemin dit historique n’est pas la chaussée Brunehaut comme on le dit si souvent mais le chemin gaulois plus ancien que la chaussée Brunehaut, qui allait aussi d’Arras à Thérouanne et qui passait par le site archéologique de Labuissière. Comme quoi les vérités historiques si souvent avancées doivent être prises avec un minimum de prudence. Plus sérieusement la via Francigena était certainement un réseau de chemins plutôt qu’un seul itinéraire clairement identifié. La via d’aujourd’hui, itinéraire qui doit faire l’objet d’une inscription au PDIPR part effectivement de Calais pour des raisons de commodités de transport maritime, le petit port qui existait autrefois entre Wissant et le cap Blanc-Nez ayant complètement disparu. Enfin que la via soit mal balisée dans le Pas-de-Calais est très normal… puisqu’elle n’est pas balisée, même si ici ou là, des marques, des panneaux ont été posées pour diverses raisons.

      Répondre
  • mars 7, 2010 à 11:32
    Permalink

    Merci, votre réponse est donc bien claire. Si, comme vous l’indiquez, l’itinéraire que vous avez décidé se fait au départ de Calais et que vous sous-entendez que l’arrêt de Wissant est secondaire, il est donc inutile de maintenir l’étape Calais Wissant. Il serait donc plus judicieux de fixer un itinéraire directe Calais – Guines qui passe par Pihen-lès-Guînes. De même, autant l’étape Thérouanne – Bruay paraît se justifier, celle qui va de Licques et qui balade le pèlerin en le faisant marcher jusqu’à Tournehem-sur-la-Hem, puis jusqu’à Esquerdes pour l’envoyer ensuite vers Thérouanne est aussi sans aucun intérêt. On peut parfaitement concilier les deux buts culturel et cultuel étant entendu que l’intérêt touristique pour le Département est de même valeur sur des itinéraires plus directs pour les pélerins.

    Répondre
    • mars 7, 2010 à 5:58
      Permalink

      Peut-être… Mais quand même, passer par le cap Blanc-Nez n’est pas sans intérêt…

      Répondre
  • juillet 16, 2010 à 3:56
    Permalink

    J’ai parcouru aujourd’hui une trentaine de km passant par Amettes, Ferfay, Burbure, Lozinghem, Marles etc… Il y a quand même des crochets curieux, que nous avons pris pensant qu’ils donnaient sur un panorama, un point de vue ou quelque chose de remarquable… Et non… Je pense au chemin du mineur avant Burbure… Mouais. Il faut dire qu’on suivait la faucheuse et qu’on a regretté de n’avoir pas coupé ce bout de chemin.

    Répondre
    • juillet 16, 2010 à 5:59
      Permalink

      Je ne sais pas, par où vous êtes passés exactement, mais d’évidence si vous êtes montés par le Blanc-Mont, le panorama vous l’avez forcément eu. Et de là, il n’y avait que quelques mètres à faire pour profiter du terril plat qui s’ouvre sur toute la plaine des Flandres. Pareil, à la limite Ferfay-Auchel, où un escalier permet d’accéder facilement au sommet du terril conique. De là, il y a un large panorama sur le Ternois, et le pays minier, jusqu’à Bouvigny.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *