Quand le maire et ses adjoints seront-ils élus ?

Nous venions tout juste de mettre en ligne notre billet d’humeur à propos de l’élection des maires et des adjoints prévue pour ce week-end, que l’information tombait, d’abord officieusement : c’est reporté. Enfin, pourrait-on dire.

La décision a été prise au terme d’une réunion à laquelle participaient le président du Sénat, Gérard Larcher ; le Premier ministre, Édouard Philippe ; le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner ; le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau et l’ensemble des présidents de groupe. Le principe retenu est de maintenir en fonction les municipalités sortantes, jusqu’au mois de mai, le 15 si l’on en croit la note envoyée ce matin par le Préfet du Pas-de-Calais.

IL ÉTAIT TEMPS
La décision du report a donc été prise in extremis (les premiers votes devaient avoir lieu aujourd’hui) après consultation du conseil scientifique qui indiquait que les conditions de sécurité de l’organisation de telles réunions, même aménagées, n’étaient plus réunies. Comme quoi la pression exercée par nombre d’élus de tous bords promettant de ne pas réunir les conseils municipaux – et qui commençait à peser lourd – était justifiée.
Dans la commune, l’annonce du report a été accueillie comme une sorte de soulagement… L’élection était prévue pour ce samedi 21 mars à 10h30, avec un maximum de précautions… Dans la salle Alphonse-Lagache, plus grande que la salle de conseil, à huis clos évidemment. « Nous avions demandé aussi aux personnes qui se sentent plus vulnérables de rester chez-elles, de ne pas se sentir obligées de venir », dit René Hocq.

QUID D’UN ÉVENTUEL REPORT REPORT DU SECOND TOUR
La principe du report fait consensus et apaise les esprits mais cela ne garantit rien pour l’avenir. Le 10 ou le 15 mai (selon les sources d’information), le Gouvernement remettra au Parlement un rapport fondé sur une analyse du comité national scientifique. « Ce comité aura à se prononcer sur l’état de l’épidémie de Covid-19 et sur les risques sanitaires attachés à la tenue du second tour, sur la campagne le précédant ainsi que sur la possibilité d’installer les conseils municipaux ».
En creux, il faut comprendre que si la situation sanitaire permet d’organiser le second tour au mois de juin, comme c’est imaginé, les élus du premier tour pourront siéger pour élire les municipalités. Dans le cas contraire, il faut s’attendre à l’annulation du premier tour, et il n’est pas exclu que cela concerne aussi les communes où les résultats étaient acquis ce dimanche 15 mars.- Philippe VINCENT-CHAISSAC / Votre Info

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