histoire d'écoles (2e partie) : garçons et filles côte à côte

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Au premier plan l'école des garçons construite en 1864 et au second plan la maison qui accueillit l'école libre de filles en 1866 (photo PVC).

La semaine dernière nous évoquions la difficulté qu’il y avait eu à trouver les moyens de construire une école à Burbure et assurer un enseignement dans la commune, à la fin du XIXe siècle. Parmi les délibérations du conseil municipal, figurent les remarques d’un comité local  sur les résultats obtenus et sur les améliorations désirables. « Le conseil municipal, de concert avec l’instituteur, a fait des sacrifices pour fournir à tous les enfants pauvres une instruction gratuite. Ces sacrifices ont été sans résultat, parce que la plupart en ont peu ou point profité ». Et de dénoncer le fait que les parents jettent le blâme sur l’instituteur qui punit les enfants, de souligner l’absence d’application, de politesse (le maire, le curé et les vieillards ne sont pas salués dans la rue), etc. Bref, l’enseignement et l’éducation laissent à désirer. Et il faudra attendre 1864, pour qu’une véritable école soit construite, sur les bords de la route impériale, pour la somme de 1 584,30 F. Mais, la commune n’en avait pas fini avec ses affaires scolaires puisque le sous-préfet attirait l’attention, dès 1855, sur l’obligation d’avoir une école de filles. Pour pallier cette absence, le curé, M. Libert, se crut obligé deux ans plus tard, d’ouvrir à ses frais une école libre de filles, dirigée par une institutrice laïque, « et doter ainsi la paroisse de ce bienfait inappréciable ». Elle est installée dans une bâtisse en pierre, bordant elle aussi la route nationale, sur le même trottoir que l’école de garçons. Quelques années plus tard, en 1883, après bien des palabres, cette école de filles fut « municipalisée », les murs restant toutefois propriété de la paroisse.

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