Le terril a retrouvé ses promeneurs mais pas que…

Ce week-end écoulé était le premier du déconfinement. Et, le beau temps aidant, partout, les personnes ont pris du plaisir à regoûter au grand air… En forêt, en campagne, à la mer.

La commune de Burbure qui a la chance de posséder des espaces naturels de premier choix avec d’un côté le cavalier et la vallée de Scyrendale et de l’autre le terril, n’a évidemment pas échappé à cet engouement.
Dimanche après-midi notamment, nous avons vu de nombreux promeneurs, de tout âge… Parents et grands-parents avec les enfants et les petits enfants, à pied, à vélo, à trottinette ; des vététistes ; des cavaliers ; des coureurs à pied. L’occasion pour tous de découvrir, redécouvrir ou simplement voir autrement une nature aussi belle que diversifiée.
À quatre pattes pour identifier sauterelles et criquets ; en mode photographe avec un appli pour mettre un nom sur les petites fleurs ; avec un sac plastique pour ramasser un crottin de cheval ou cueillir quelques branches de consoude (son purin est un très bon engrais au jardin) ; à la recherche de quelques herbes aromatiques ; à l’écoute du chant des oiseaux… Il y avait tout cela ce dimanche sur le terril pour autant de prétextes à se vider la tête en un lieu où le silence, toujours relatif, doit être la règle. Malheureusement le terril n’attire pas que les amoureux de la nature. Comme ce fut régulièrement le cas pendant la période de confinement (si l’on croit ce qui nous a été rapporté), des motards étaient encore présents sur le site ce dimanche après-midi… Avec le lot de nuisances qui va avec : bruit et nuages de poussière ; impact inévitable sur la faune (les oiseaux notamment sont en période de nidification) et la flore ; et risque d’accidents. La commune est consciente de cela. Il y a quelques semaines, elle a implanté de grands panneaux à chacun des accès au terril… Des panneaux qui disent clairement que le site est une propriété privée communale, qu’il est classé, interdit d’accès aux engins à moteur. Mais d’évidence cela ne sert à rien, les motards (seuls ou en groupe) qui apparemment viennent de divers endroits, s’en moquent totalement. Lorsqu’ils sont interpelés par un promeneur, ils disent ne pas savoir, que par l’endroit où ils sont passés il n’y a pas de panneaux, etc. etc.
D’évidence, la pédagogie et les affichages règlementaires n’étant pas suivis d’effets, il va falloir trouver une solution qui passe par la répression. Reste à savoir comment cela peut s’exercer, qui peut relever les infractions et les verbaliser ? La question n’est pas nouvelle… et joue les patates chaudes, passe d’une administration à l’autre, d’un service à l’autre, faute de moyens, de personnels… Les motards le savent parfaitement et acceptent de prendre le risque de se faire pincer (ce qui peut coûter cher). Risque qui pour eux, et dans l’état actuel des choses, est visiblement limité. Mais cela ne devrait plus durer très longtemps. Le maire que nous avons joint par téléphone nous dit qu’il était aussi présent ce dimanche après-midi sur le terril pour constater les mêmes choses. Un maire apparemment très remonté.
Nos photos : motos sur le terril, ce dimanche 17 mai après-midi (ci-dessus) et durant la période de confinement (ci-dessous).

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